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Le site d’Étiolles à l’honneur au musée d’Archéologie nationale

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  • 16-06-2018
  • Exposition

Dans le cadre d’un partenariat avec le Musée d’Archéologie nationale, deux pièces majeures du site magdalénien d’Étiolles vont être présentées tout l’été à Saint Germain-en-Laye (Yvelines).

Les Journées nationales de l’Archéologie

Couverture de l'ouvrage le secret des grottes ornées


En raison de sa fermeture au public, le musée de Préhistoire s’associe avec le MAN, à Saint-Germain-en-Laye, pour participer aux Journées nationales de l’Archéologie.

Parmi les manifestations consacrées à l’archéologie nationale, le MAN convoque l’écrivain Jean Rouaud le samedi 16 juin à 14h30 pour qu’il nous parle de son dernier ouvrage intitulé « La splendeur escamotée de frère Cheval ou le secret des grottes ornées », publié chez Grasset.

Ce titre un peu énigmatique se fait l’écho de l’image qui figure sur le bandeau du livre. Pour les visiteurs du musée de Nemours, cette image est familière : il s’agit de la pierre gravée d’Étiolles. Jean Rouaud l’a nommée sa « pierre de Rosette » car elle est à l’origine de son interprétation poétique de l’art des grottes ornées, l’objet de cet ouvrage.

Zoom sur deux objets exceptionnels

Afin de la faire découvrir à un nouveau public, la pierre gravée sera exposée au MAN lors de cette manifestation. Elle sera accompagnée d’un bloc de silex taillés aux dimensions exceptionnelles en provenance du même site. Une exposition-dossier présentera le gisement magdalénien d’Étiolles (Essonne), daté de 14 000 ans avant notre ère et devenu l’un des sites majeurs du Paléolithique récent de la région parisienne. Cette exposition se tiendra au MAN dans le cadre de la présentation de "l'objet du mois" pour la période estivale du 16 juin au 3 septembre 2018.

Photographie du galet gravé d'Etiolles (Essonne) présenté dans sa vitrine en salle 3 du musée.

Cliché MPIF/Département77


La pierre gravée

Découverte sous la pierre d’un foyer, elle est gravée très finement sur les deux faces. Sur la première, on distingue un cheval, représenté couché sur le flanc, marqué d’une blessure et probablement mort. Il est suivi d’une créature mi humaine mi animale. L’autre face, très peu lisible, présente un cheval et deux rennes disposés tête-bêche.




Photographie du nucléus en silex, partiellement remonté par les archéologues et présenté sur son socle.

Cliché MPIF/Département77


Le bloc de silex

Ce bloc, à partir duquel ont été débités des éclats et des lames pour fabriquer des outils, est présenté « remonté ». À la manière d’un puzzle, les lames et les éclats ont été repositionnés sur le nucléus (ou noyau) par les préhistoriens. Les lames obtenues par les tailleurs sont exceptionnellement longues.